Vol en montgolfière
Vol en montgolfière @ Le Puy-en-Velay
Montgolfiere en Velay
• En activitéLe guide local
Vol en montgolfière au Puy-en-Velay : survoler les volcans au lever du jour
Il y a des villes qu'on comprend mieux d'en haut. Le Puy-en-Velay en fait clairement partie.
Vus du sol, le rocher Saint-Michel d'Aiguilhe et le rocher Corneille impressionnent déjà. Depuis une nacelle, à quelques centaines de mètres d'altitude, on saisit enfin la logique du paysage : ces pitons sont les restes d'anciens volcans, plantés au milieu d'une cuvette. Autour, les sucs du Meygal, le plateau du Devès et, par temps clair, la silhouette du Mézenc ferment l'horizon. On a beau connaître la carte, on ne s'attend pas à ça.
Cette page réunit les professionnels qui proposent des vols en montgolfière au départ du Puy-en-Velay et dans les environs. Pour vous aider à choisir, voici aussi ce qu'il faut savoir avant de réserver. Les brochures n'en parlent pas toujours.
À quoi ressemble un vol au-dessus du Velay
On imagine souvent une heure de vol, et puis c'est tout. En réalité, la sortie complète dure plutôt trois heures, parfois un peu plus.
Le rendez-vous est fixé tôt, très tôt. En été, il n'est pas rare de retrouver l'équipe vers 6 heures du matin. Pourquoi si tôt ? Parce que l'air est calme et stable juste après le lever du soleil, avant que le sol ne chauffe et que les courants ne deviennent imprévisibles. Certains opérateurs proposent aussi des vols en fin de journée, quand la chaleur retombe.
Le gonflement, un spectacle à part entière
On ne se contente pas de monter dans le panier. Les passagers participent souvent à la préparation : on déroule l'enveloppe, on tient la bouche du ballon pendant que le ventilateur la remplit d'air froid, puis le pilote allume les brûleurs. Ce moment où l'enveloppe se redresse lentement, à quelques mètres de vous, fait partie des souvenirs qui restent.
L'envol, et ce silence étonnant
Le décollage est d'une douceur que personne n'imagine. Pas de secousse, pas de sensation de vitesse. On s'aperçoit qu'on a quitté le sol en voyant les têtes de l'équipe au sol rapetisser.
Ensuite, c'est le calme. Entre deux coups de brûleur, on entend les chiens aboyer dans les fermes, une cloche au loin, parfois une conversation sur une route. Comme le ballon avance à la vitesse du vent, on ne sent pratiquement aucun souffle sur le visage. C'est déroutant, et franchement agréable.
L'atterrissage et la tradition
Le pilote ne choisit pas sa destination : il la négocie avec le vent, en jouant sur l'altitude. L'atterrissage se fait dans un champ dégagé, avec l'accord du propriétaire, et le véhicule de suivi n'est jamais très loin. Après le pliage de l'enveloppe, la plupart des équipes perpétuent la tradition du toast des aérostiers, accompagnée d'un diplôme de vol. C'est un peu folklorique, c'est vrai. Mais ça fait partie du charme.
Ce que l'on voit depuis la nacelle
Tout dépend du vent. Aucun pilote honnête ne vous promettra un itinéraire précis, et c'est même un bon signe quand il ne le fait pas.
Cela dit, selon l'orientation des courants, un vol dans le bassin du Puy peut offrir :
- la vieille ville et la cathédrale Notre-Dame du Puy, point de départ de la via Podiensis vers Saint-Jacques-de-Compostelle, inscrite au patrimoine mondial de l'Unesco à ce titre ;
- la chapelle Saint-Michel d'Aiguilhe, perchée sur son aiguille de lave à plus de 80 mètres ;
- la statue Notre-Dame-de-France, rouge, sur le rocher Corneille ;
- les sucs et les plateaux volcaniques, avec leur damier de champs où pousse la fameuse lentille verte du Puy ;
- la vallée de la Loire, encore jeune et encaissée à cet endroit.
Petite observation de terrain : les matins d'automne, le brouillard reste souvent coincé dans les creux pendant que les sommets émergent au soleil. Le spectacle est saisissant. Pour le photographe, c'est la meilleure période, même si les conditions sont un peu plus incertaines.
Bien choisir son prestataire de vol en montgolfière
Les offres se ressemblent beaucoup sur le papier. Les différences se nichent dans les détails, et ce sont précisément ces détails qui font un bon ou un moins bon souvenir.
Les points à vérifier avant de réserver
- La qualification du pilote et le cadre légal. Un opérateur sérieux vole avec une licence de pilote ballon en règle, un appareil entretenu et une activité déclarée auprès de l'aviation civile. N'hésitez pas à poser la question : un pro répond sans détour.
- La taille de la nacelle. Un vol à 4 ou 6 passagers n'a rien à voir avec un vol à 12 ou 16. Plus intime, plus de place au bord, plus d'échanges avec le pilote. C'est généralement un peu plus cher, et souvent ça le vaut.
- La politique de report. C'est le point le plus important, à mon sens. La météo annule régulièrement des vols, parfois la veille au soir, parfois sur place. Vérifiez la durée de validité du bon (12 à 18 mois est un standard correct) et le nombre de reports possibles.
- Le lieu de décollage. Certains partent directement du bassin du Puy, d'autres des communes voisines selon le vent. Demandez la zone habituelle.
- Ce qui est inclus. Retour au point de départ, collation, diplôme, photos : tout n'est pas systématique.
Quel budget prévoir ?
Comptez en général entre 220 et 300 euros par personne pour un vol classique en semaine. Les tarifs grimpent pour les vols privatisés, en couple ou en petit comité, qui peuvent dépasser les 600 euros pour deux. Des réductions existent parfois pour les enfants ou les groupes.
Un prix nettement en dessous du marché doit vous interroger. Un ballon, c'est du carburant, une équipe au sol, une assurance et un entretien très encadré.
Conseils pratiques avant de s'envoler
Quelques recommandations, glanées au fil des retours de passagers :
Habillez-vous comme pour une randonnée en moyenne montagne. Le Puy est à plus de 600 mètres d'altitude et les plateaux alentour montent bien au-delà. Les matins sont frais, même en juillet. Prévoyez des couches, un bonnet si vous êtes frileux, car la chaleur des brûleurs arrive surtout sur le haut du crâne.
Mettez de bonnes chaussures. L'atterrissage se fait dans un pré, parfois humide de rosée, parfois labouré.
Ne vous inquiétez pas du vertige. Ça surprend, mais beaucoup de personnes sujettes au vertige le vivent très bien en montgolfière. L'absence de lien visuel direct avec le sol change tout. Évidemment, chacun réagit à sa façon.
Gardez de la souplesse dans votre agenda. Si vous venez de loin pour un week-end, essayez de prévoir une date de repli. Le ciel du Velay sait être capricieux.
Enfin, renseignez-vous sur les conditions d'âge et de santé : la plupart des opérateurs acceptent les enfants à partir d'une certaine taille (il faut voir par-dessus le bord de la nacelle), et demandent de signaler une grossesse ou des problèmes de dos.
Une idée cadeau qui fonctionne vraiment
Le bon cadeau montgolfière est un grand classique. Anniversaire, départ en retraite, demande en mariage : on a tout vu.
Il a un avantage rare. Ce n'est pas un objet de plus, c'est une matinée dont on parle encore des années après. Au Puy-en-Velay, le décor ajoute une vraie dimension, entre patrimoine religieux et paysages volcaniques. On peut d'ailleurs prolonger le séjour par une balade sur le chemin de Compostelle, une visite du centre historique ou un détour par les ateliers de dentelle.
Parcourez les fiches des professionnels référencés ci-dessous, comparez leurs formules et contactez-les directement. Une question sur un créneau, un vol privatisé ou une demande particulière ? Ils sont les mieux placés pour vous répondre, et ils connaissent le ciel du Velay mieux que personne.
Les fiches de cet annuaire proviennent de sources publiques, principalement Google Maps. Vous représentez un établissement listé et ne souhaitez pas y figurer ? Il suffit de le demander par le formulaire de contact : le retrait est effectué sous huit jours, sans justification.